10 juillet 2026
Changement de préfet : le dossier du Valentin doit rester suivi avec continuité et transparence
Le changement de préfet dans les Pyrénées-Atlantiques ne doit pas conduire à une perte de mémoire administrative dans le dossier du Valentin.
Pour LRDV, l'enjeu n'est pas de commenter une nomination ou un départ. L'enjeu est beaucoup plus concret : garantir que le dossier du Valentin reste suivi avec continuité, rigueur et transparence.
Depuis plusieurs années, les copropriétaires sont confrontés à une situation exceptionnelle : fermeture du parking souterrain, administration provisoire, diagnostics successifs, procédures judiciaires, commission de sauvegarde, travaux de sécurisation annoncés, incertitudes sur le financement et scénarios lourds pour l'avenir du cœur de station.
Dans un tel dossier, chaque changement d'interlocuteur administratif rend encore plus nécessaire la conservation claire de l'historique, des pièces, des échanges, des engagements, des diagnostics et des décisions déjà intervenues.
Les copropriétaires ne peuvent pas être placés devant des orientations majeures sans accès complet aux éléments qui les fondent. Ils ne peuvent pas davantage être simplement informés a posteriori de décisions qui engagent directement leur patrimoine, leurs droits et l'avenir du complexe.
LRDV demande donc que la continuité de l'État se traduise concrètement par une méthode claire : accès aux pièces, information complète, contradictoire réel, association effective des copropriétaires aux travaux de la commission de sauvegarde et aux sous-commissions techniques, juridiques, foncières et financières.
Le Valentin ne peut pas dépendre du rythme des nominations administratives. Ce dossier engage près de 800 familles, l'équilibre de la station de Gourette et des choix financiers majeurs. Il doit être traité avec constance, transparence et respect des copropriétaires.
LRDV continuera à porter cette exigence auprès des autorités compétentes, dans un esprit constructif mais ferme.
29 juin 2026
Commission de sauvegarde du Valentin : le communiqué préfectoral confirme l'ampleur des enjeux
Le communiqué préfectoral du 29 juin 2026 confirme que l'avenir des Résidences du Valentin engage désormais des choix majeurs : sécurisation du complexe, financement des travaux, scénarios techniques, évolution foncière et juridique, et conséquences possibles en cas d'absence de solution opérationnelle.
La commission de sauvegarde de l'ensemble immobilier des Résidences du Valentin, à Gourette, s'est réunie le mardi 23 juin 2026 pour sa deuxième réunion. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques en a publié le communiqué le 29 juin 2026.
Ce communiqué confirme l'ampleur des sujets en cours d'examen. Il rappelle notamment que le Valentin constitue le principal ensemble immobilier de la station, qu'il est fragilisé par des désordres structurels affectant notamment son parking souterrain, fermé administrativement depuis 2021, et qu'il fait l'objet d'une administration provisoire depuis plusieurs années.
La commission indique avoir validé plusieurs orientations destinées à poursuivre l'élaboration du plan de sauvegarde : travaux de cloutage jugés indispensables à la sécurisation du complexe, poursuite des diagnostics et études, et projet de démolition-reconstruction du parking — la commission demandant que ce dernier soit soumis aux copropriétaires de manière transparente et complète, afin qu'ils disposent de l'ensemble des éléments nécessaires à leur prise de décision. S'y ajoutent la réflexion sur l'évolution foncière et juridique de la copropriété, la sécurisation des financements et la consolidation du diagnostic sur les incidences de la situation du Valentin pour l'attractivité de la station.
Le communiqué souligne également une vigilance particulière à court terme. Le financement des travaux de cloutage, jugés prioritaires pour la sécurisation du complexe, demeure présenté comme un sujet de préoccupation. Selon le communiqué, l'absence de perspective crédible de réalisation de ces travaux pourrait conduire l'organisme de contrôle compétent à ne pas renouveler l'attestation de solidité actuellement en vigueur — une situation qui entraînerait des conséquences majeures, pouvant aller jusqu'à la fermeture du complexe et la mise en place d'un périmètre de sécurité.
Pour LRDV, cette communication confirme une évidence : le plan de sauvegarde ne peut pas être construit sans une association effective des copropriétaires. Les sujets évoqués engagent directement leur patrimoine, leurs droits, leur capacité à se projeter et l'avenir du cœur de station.
LRDV ne demande pas à bloquer le processus. L'association demande au contraire à y contribuer sérieusement, avec les pièces, la chronologie, les décisions de justice, les questions techniques et la voix des copropriétaires qu'elle rassemble.
Un plan de sauvegarde imposé d'en haut risque de nourrir la défiance, les contestations et les blocages. Un plan construit avec les copropriétaires peut devenir une solution comprise, discutée et durable.
C'est pourquoi LRDV demande à être pleinement associée aux travaux des sous-commissions, notamment sur les volets bâtiment, travaux, juridique, foncier et financier.
Pour comprendre le contexte du dossier, voir la page Le dossier. Toutes les pièces publiques sont consultables sur la page Documents. Pour soutenir l'association, voir la page Adhérer / soutenir.
23 juin 2026
Le Valentin : ce que dit le rapport, et ce que nous faisons
Ce qui vient de se passer. Selon le rapport de l'administrateur provisoire (27 mars 2026) et l'ordonnance du 30 mars 2026, l'administration provisoire de la copropriété a été prorogée de 24 mois. Le rapport évoque, au conditionnel, une « démolition d'ampleur » qui serait nécessaire avant toute réhabilitation — touchant des parties privatives — pour un coût estimé à « environ 40 millions d'euros », que « tous les copropriétaires ne seront probablement pas en mesure » d'assumer. Une sortie amiable y est jugée « improbable », ouvrant la voie à un éventuel « dispositif public » (plan de sauvegarde, expropriation ou droit de délaissement).
Ce qui n'est pas décidé. Ce sont les termes d'un rapport d'étape, au conditionnel — pas un jugement, pas une décision exécutoire. Une prorogation et un rapport ne valident aucune démolition, aucun appel de 40 millions, aucune expropriation. Rappelons-le : la copropriété n'était pas endettée ; l'administration repose sur la conservation du bâtiment, non sur une dette.
⚠️ Ne signez, ne vendez, ne cédez rien dans la précipitation. Toute décision individuelle mérite d'être prise après vérification des pièces, compréhension des conséquences patrimoniales et, si besoin, conseil adapté. Un propriétaire isolé subit ; ensemble, on négocie le périmètre, l'indemnisation et les délais. En cas de doute, parlez-nous d'abord.
Ce que nous faisons, maintenant.
- Nous agissons pour rétablir le contradictoire et obtenir des garanties.
- Nous maintenons notre saisine de l'instance nationale des administrateurs judiciaires (CNAJMJ).
- Nous demandons à siéger — pour décider, pas seulement écouter — au sein de la commission de sauvegarde.
- Nous finançons une expertise indépendante, afin de documenter techniquement le dossier et d'éclairer la répartition des responsabilités dans un cadre contradictoire.
Nos questions restent simples : qui décide ? qui paie ? avec quelles garanties pour les 800 familles ? Pour peser, une seule monnaie : notre représentativité — plus nous sommes nombreux, plus notre voix compte.
22 juin 2026
Le dossier du Valentin désormais en accès libre
L'association met en ligne les actes fondateurs et la chronologie du dossier des Résidences du Valentin : acte d'acquisition du foncier par le Département (1964), cahier des charges et règlement de copropriété (1968), division en volumes (2003), arrêté préfectoral de fermeture (2021) et son annulation par le tribunal administratif de Pau (2025).
Chacun peut désormais consulter ces pièces publiques depuis la page Documents — faits datés, à des fins d'information.