Historique
Notre combat : l'histoire du Valentin
À Gourette, sur la commune des Eaux-Bonnes, au cœur de la vallée d'Ossau, près de 800 familles copropriétaires des Résidences du Valentin font face à une situation hors norme : une structure dont les fragilités sont documentées de longue date, des parkings fermés sur arrêté préfectoral, et une facture de travaux dont la presse cite l'ordre de grandeur de ~40 millions d'euros. Voici, en quelques chapitres, l'histoire d'un site, d'une menace, et du combat d'une association pour que la justice tranche.
Ceci n'est pas un avis juridique. Cette page raconte des faits publics et l'état d'une procédure en cours. Elle ne constitue ni une consultation, ni un conseil juridique, et n'anticipe en rien l'issue des recours. Les questions de responsabilité évoquées ici sont soumises à l'appréciation des juridictions compétentes et restent, à ce jour, des questions ouvertes.
Une station, 800 familles
Les Résidences du Valentin sont nées d'un projet d'aménagement de montagne. Dès le 18 avril 1964, le Département acquiert par acte notarié le foncier d'assise du projet. Quatre ans plus tard, le 17 juin 1968, un cahier des charges des lotisseurs fixe l'aménagement du site et les obligations relatives aux ouvrages et aux espaces communs. Sur ce socle s'est construite, au fil des décennies, une station habitée et vécue : des appartements transmis de génération en génération, des séjours de ski, des étés en altitude.
Aujourd'hui, ce sont près de 800 familles qui composent la copropriété. Derrière ce chiffre, des personnes ordinaires — des propriétaires qui n'imaginaient pas, en achetant un logement de montagne, se retrouver un jour confrontés à une question d'une telle ampleur. C'est pour elles que l'association s'est constituée.
Quand la structure a parlé
L'histoire du Valentin est aussi celle d'un site complexe. Le 16 octobre 2003, une division en volumes est mise en place ; certains de ces volumes impliquent des acteurs publics. Cette architecture juridique, où se croisent intérêts privés et ouvrages d'intérêt collectif, est au cœur de bien des questions actuelles.
Dès 2006, un premier contrôle de la structure par un organisme de contrôle met en lumière des fragilités. Ce point est essentiel : les difficultés du Valentin ne sont pas apparues du jour au lendemain. Elles sont documentées de longue date. En 2019-2020, le dossier franchit un nouveau cap : la sous-commission départementale de sécurité (volet ERP-IGH) se penche sur le site, et la copropriété est placée sous administration provisoire au titre de l'article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965.
Au fil des études, le constat technique se précise. La presse régionale rapporte qu'une étude sur la structure du complexe évoque un risque d'effondrement, et cite des constats matériels sur l'état des ouvrages. Ce sont ces alertes successives qui ont conduit les pouvoirs publics, puis la justice, à se saisir de l'état réel des installations.
La fermeture et la facture
Le 22 octobre 2021, un arrêté préfectoral ordonne la fermeture des parcs de stationnement. Pour une station de montagne, fermer ses parkings n'est pas un détail : c'est toucher à l'accès même au site, à sa vie quotidienne et à sa valeur. En 2022, une expertise judiciaire est ordonnée sur l'état des ouvrages, afin d'établir techniquement ce qui doit être réparé et dans quelles conditions.
À la mesure technique s'ajoute alors une mesure financière vertigineuse. La presse cite, comme ordre de grandeur, une facture de travaux pouvant atteindre ~40 millions d'euros — plusieurs dizaines de millions d'euros à répartir. Pour des familles copropriétaires, c'est une charge sans commune mesure avec ce qu'un foyer peut absorber. C'est là que la question devient celle de tous : qui doit, en droit, supporter l'entretien et la remise en état de la plateforme et des ouvrages ?
En 2025, un nouvel épisode marque le dossier : selon la presse, l'arrêté de fermeture a été annulé par la justice administrative. Un développement qui illustre, s'il en était besoin, à quel point le dossier reste mouvant et soumis au contrôle des juges.
La question des responsabilités
Au centre du combat de l'association, il y a une interrogation de droit, et non une accusation. Le site repose sur une histoire où des acteurs publics — l'établissement public des stations d'altitude, la commune des Eaux-Bonnes, le Département des Pyrénées-Atlantiques — sont intervenus à divers titres : foncier d'assise, cahier des charges, division en volumes, ouvrages d'intérêt collectif.
Dès lors, une question légitime se pose, qu'il n'appartient qu'à la justice de trancher : dans quelle mesure la part d'entretien de la plateforme et des ouvrages relèverait-elle, en droit, de ces acteurs publics, et non des seuls copropriétaires ? L'association demande que cette question soit examinée et que la part de responsabilité de chacun soit établie par les juridictions compétentes. Il s'agit d'un débat d'intérêt général : la situation du Valentin engage bien au-delà des seules familles concernées.
Nous formulons cette démarche au conditionnel, comme une question soumise au juge, parce que c'est ce qu'elle est. Rien n'est jugé à ce stade ; aucune culpabilité n'est affirmée. L'objectif est d'obtenir une décision claire, équitable et fondée en droit, et que les familles ne restent pas seules face à une charge dont l'origine doit être loyalement examinée.
Aujourd'hui, le combat continue
L'association poursuit un objectif simple : que la vérité technique soit établie, que la question des responsabilités soit tranchée, et que les ~800 familles soient défendues avec sérieux, mesure et constance. Cela passe par le suivi des procédures, l'information transparente des copropriétaires, et le rassemblement du plus grand nombre autour d'une voix commune.
Plus nous sommes nombreux, plus cette voix porte. Adhérer, c'est soutenir concrètement ce combat collectif.
